mardi 13 mai 2008

Under The Bed Films, l'éditeur qui tache

En France, nous avons les Orléanais de Uncut Movies, spécialistes du film dégoûtant. Aux Etats-Unis, les éditeurs sont nombreux à se positionner sur le créneau "underground hard-gore". L'un d'entre eux a particulièrement attiré l'attention de L'Antre de la Bête : Under the Bed Films.

Il faut dire que j'ai eu l'occasion de voir il y a quelques mois un film issu du fort alléchant catalogue de cet éditeur californien. Werewolf in a women’s prison de Jeff Leroy conte, comme son titre l’indique, le carnage commis par un loup-garou dans une prison pour femmes. La genèse de cette histoire est toute simple : une belle donzelle, qui fait du camping sauvage avec son petit ami, est mordue par une bestiole féroce ressemblant à un loup-garou (comprendre "acteur dissimulé dans une combinaison poilue avec des yeux rouges clignotants"). Accusée du meurtre de son cher et tendre mis en pièces par la bête, elle est enfermée dans le pénitencier d’une république bananière, tenu par des militaires en rut. La nuit venue, elle se transforme en loup-garou, décimant l’intégralité du casting féminin, qui ne voit pas arriver le danger, trop occupé à se léchouiller les nibards. Entre scènes lesbiennes et démembrements artisanaux, c’est la grande rigolade. Et des éclats de rire, il y a sûrement de quoi s'en payer d'autres si l'on scrute avec attention le catalogue de Under The Bed Films (quelle appellation géniale, soit-dit en passant !), dont une partie est visible sur l'espace MySpace de l'éditeur. On y trouve notamment Fearmakers de l'Allemand Timo Rose avec la volcanique Debbie Rochon et The Deepening avec le notre tronçonneur islandais préféré Gunnar Hansen. Tous les visages actuels du film d'horreur clandestin portent la bannière Under The Bed Films, même l'égérie gothique du genre Tiffany Shepis est de la partie dans le bien-nommé Dorm of the Dead. Si l'on exclue les ménagères de 30 à 85 ans, les électeurs de Philippe de Villiers, les fanatiques de Jean-Luc Reichmann sur TF1, les 19 millions de benêts qui sont allés voir Bienvenue chez les ch'tis Débiles au cinoche et tous ceux qui n'ont pas Internet à la maison, il y a peu de chance que les friandises mentionnées plus haut trouvent une quelconque audience en France...

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