samedi 17 décembre 2016

Salve de séries B, spécial séquelles

Lake Placid 3 de Griff Furst. Poulain de l'écurie The Asylum, Griff Furst monte en grade. Le voici aux commandes du retour des crocos du lac placide. Des effets spéciaux numériques particulièrement hideux gâchent ce qui aurait pu être un sympathique DTV sans prétention, d'autant plus que les paysages bulgares sont renversants et que ce vieux lascars de Michael Ironside y joue les shérifs retors pour la 150ème fois.

Wrong Turn 3 de Declan O'Brien. Lorsqu'il réalise Wrong Turn (Détour mortel en VF) en 2003, Rob Schmidt est certainement loin de se douter que son solide petit survival chez les rednecks engendrerait une franchise. Après les participants d'une émission de télé-réalité dans la première suite, ce sont désormais des prisonniers en cavale qui sont pris pour cibles par les sempiternels bouseux dégénérés. On est venu pour voir du gore, on n'est pas déçus. J'en reprendrais bien une louche.

30 days of night : Dark Days de Ben Ketai. Osons dire sans exagération que le 30 days of night de David Slade tutoie le statut de chef-d'oeuvre. Une séquelle destinée au marché vidéo promettait donc d’être plus qu'inutile, pour ne pas dire irregardable. Et pourtant... Et pourtant ce que j'ai eu sous les yeux est loin d’être honteux. Au contraire, sans toutefois lésiner sur l’hémoglobine et le language de caniveau, cette suite exploite plutôt adroitement les points obscurs de l'original, transposant l'action à Los Angeles mais demeurant confinée dans un décor sombre et sale, à l'abri de l’incrédulité de la société moderne.

jeudi 7 juillet 2011

Salve de séries B en DVD (9)

Smash Cut de Lee Demarbre. Un discours du truculent HG Lewis ouvre cette série B de manière prometteuse. Hélas, si vous me permettez ce jeu de mots facile, ce film de l'inconnu Lee Demarbre m'a laissé de marbre. Et pourtant, il s'est démené, le gugusse, combinant gore et comédie, citant Lewis et Shakespeare, réunissant un casting de gueules. Mais sans être antipathique, la chose n'en est pas moins ratée, plutôt ennuyeuse et surtout très maladroite dans sa mise en scène. Revoir David Hess dans un premier rôle nous fait plaisir cinq minutes, mais le vieux frisé a visiblement perdu l'habitude d'être devant une caméra, tant il joue comme une patate.

Autopsy de Adam Gierasch. Des jeunots qui atterrissent par un malheureux concours de circonstance dans une clinique désaffectée où officie un médecin dément. Première réalisation du scénariste maison de la firme Nu Image, qui nous sert là quelque chose qu'on a déjà vu ça des dizaines de fois. Oui, mais comme le toubib dérangé est interprété par Robert Patrick, on fera un petit effort.

Primal de Josh Reed. Rien à voir avec le film de Roel Reiné précédemment chroniqué. Il s'agit d'un film australien qui prouve une fois de plus la vitalité du cinéma de genre des Antipodes. Une étrange caverne couverte de peintures aborigènes (ça me rappelle ma virée dans le parc national Kakadu) exerce un pouvoir maléfique sur une poignée de randonneurs qui les ramène peu à peu à l'état primitif. La chose promet d'être dans le tout venant du cinoche de série B, mais la dernière partie est plutôt barbare, et la barbarie, nous on aime ça... Pour l'anecdote, le réalisateur Josh Reed est le fils de Colin Eggleston, auteur du classique Long Week-End.

The Ward de John Carpenter. On aurait aimer consacrer un bel et long article à la dernière œuvre du père Carpenter, mais il se trouve que la chose est réellement un échec complet. Dans le sillon des vieux loups de mer qui n'en finissent pas de revenir mais mieux s'enfoncer (Argento en tête, talonné de près par Tobe Hooper), Carpenter semblait jusqu'ici échapper à la malédiction, même si ses deux opus pour l'anthologie Masters of Horror ne comptent pas parmi les meilleurs du lot. Si le nom du maître ne figurait pas au générique, on croirait que The Ward est l’œuvre fadasse d'un tâcheron anonyme, tant rien (ou bien peu de choses) ne subsiste du style autrefois brillant du réalisateur de Halloween. A croire que Carpenter ne reçoit plus aucun scénario intéressant pour accepter de mettre en scène une histoire qui, à aucun moment, ne lui permet de faire parler son expérience. Cela sent le film de commande vite fait mal fait.

samedi 7 mai 2011

"Inattendue", un court-métrage attendu

Info. A défaut de parler des choses obscures qui nous passionnent et qui, parfois, n'intéressent d'ailleurs que nous-mêmes, un blog sert aussi, à l'instar de Facebook et autre Myspace, à faire sa promotion personnelle. Je ne suis donc pas peu fier d'annoncer que Inattendue, mon premier (vrai) court-métrage réalisé l'année dernière, sera projeté parmi des centaines d'autres courts au Short Film Corner du prochain Festival de Cannes, ce qui constitue plutôt un bon début de carrière.
Le film dure 19 minutes, il est
produit par Angélique Nivoley et Fred Sabio via l'association La Boite à Films (qui sera présente à Cannes avec une autre réalisation), il met en scène Claire Philippe et Pascal Mercier, la musique originale est signée Marc Pugliese et la chanson du film est composée par le groupe Vespucci. Ladite chanson "I am the predator" est d'ailleurs disponible en libre écoute sur le site Myspace du groupe.
La post-production s'est achevée fin mars, un DVD est actuellement en préparation. L'Antre de la Bête mettra régulièrement à jour l'actualité du film, telles que les sélections aux festivals, en espérant qu'il y en ait quelques-unes. Ci-dessous, en exclusivité, le visuel de la jaquette DVD réalisée par Thomas Gillant.



jeudi 5 mai 2011

Les inédits de Mr. Boll, ou le talent incompris

Critiques. Non, je ne retourne pas ma veste, je ne suis pas de ceux qui crient au génie après avoir crié au scandale. Je n'ai jamais estimé que Uwe Boll faisait honte au cinéma. A vrai dire, la mauvaise réputation faîte au cinéaste allemand était surtout (et est sans doute toujours) le fait d'amateurs fanatiques de jeux vidéo qui considéraient que Boll malmenait l'objet de leur passion en adaptant à tout-va les succès des consoles de jeux. Pour ma part, n'étant absolument pas branché Playstation, je n'ai cure de cette polémique. Je me souviens même, honte à moi, avoir apprécié House of the Dead lors de sa présentation à Gérardmer en 2003. Quoiqu'il en soit, il y a à boire et à manger dans la période "adaptation de jeux vidéo" de monsieur Boll, Bloodrayne et sa suite sont deux séries B gentiment nanardes, Far Cry n'est pas antipathique, Alone in the Dark est plutôt craignos...

Probablement lassé de s'en prendre plein la gueule, l'ami Uwe a répliqué de la meilleure des manières, en délaissant la Wii et en prouvant qu'il pouvait surprendre. Or voilà que depuis quelques temps, le filou ne fait que cela : surprendre. A chaque nouveau film, il est là où on ne l'attend pas. J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de Tunnel Rats, qui n'a jamais trouvé le chemin des bacs à DVD chez nous, et de la véritable claque qu'est Rampage, sans conteste le film qui agira comme une catharsis pour bon nombre d'entre nous (car qui n'a pas rêvé un jour de s'emparer d'un fusil d'assaut et de balayer l'horizon des abrutis qui polluent notre quotidien). Mais Uwe Boll le boulimique, c'est aussi Stoic, un huis-clos carcéral bluffant qui retrace la mise a mort pernicieuse d'un pauvre type par ses codétenus, parmi lesquels un Edward Furlong grassouillet et méconnaissable. La mise en scène est au cordeau, le montage est efficace, alternant auditions des criminels et retour sur les événements survenus dans la cellule. Boll, c'est aussi Final Storm, qui semble être un film de commande mais n'en est pas moins intéressant. Un parfum d'apocalypse plutôt savamment élaboré jalonne cette histoire d'étranger mystérieux trouvant refuge chez des fermiers alors qu'une tempête de fin du monde sévit au dehors et que la ville voisine est vidée de ses habitants.

Qu'en est-il de Darfur avec Billy Zane et du déjà très controversé Auschwitz ? Je suis curieux de voir comment Boll, dont l'esprit belliqueux délire parfois sévèrement, parviendra, dans la limite de ses moyens, à rendre compte de ces pages sombres de l'Histoire. Une fois de plus, même si la qualité n'est pas garantie, le Teuton surprend par l'audace de ses projets.

lundi 2 mai 2011

Découverte : The Samurai, série nippone des 60's

Rétro. Voyager vous donne l'occasion de découvrir des trésors insoupçonnées. Telles que The Samurai, une série télévisée japonaise en noir et blanc des années 60 qui dura 10 saisons et connut en son pays une grande popularité. En Australie, où elle ne fut pourtant diffusée sur le petit écran qu'à partir de la 8ème saison, The Samurai jouit aussi d'un succès colossal. Pas étonnant donc que l'éditeur Visual Siren, qui fait beaucoup dans l'asiatique, ait sorti l'année dernière l'intégrale de la série (en 10 boitiers de 3 DVD, correspondant à chaque saison), offrant ainsi au public des antipodes l'occasion de connaître enfin les débuts du samurai Shintaro Akikusa, interprété par Koichi Ose, lequel partit étonnamment en retraite anticipée une fois la série terminée. Les épisodes de la première saison, intitulée Spy Swordsman - que j'ai empruntée en DVD à la librairie du coin (visuel ci-dessous) - sont dans un bien piteux état, l'éditeur ne s'est visiblement pas tellement embarrassé d'une quelconque restauration visuelle ou sonore, mais les curieux retrouveront là les thématiques développées parallèlement par les séries produites pour le cinéma, telles que Zatoichi avec Shintaro Katsu, dont la première aventure date également de 1962: un héros solitaire, qui a maille à partir avec les autorités, vient en aide aux populations opprimées dans le Japon rural du temps du Shogun.



dimanche 1 mai 2011

Machete Maidens Unleashed! : un visuel du DVD

Info. Alors que le documentaire de Mark Hartley sur le cinéma d'exploitation philippin est annoncé en DVD aux États-Unis pour le 26 Juin, le film sortira avec plus d'un mois d'avance en Australie, en avant-première mondiale, juste après sa diffusion sur la chaîne nationale ABC. C'est donc, comme annoncé précédemment, Umbrella qui commercialisera le DVD, lequel contiendra en bonus une belle surprise : The Muthers, un inédit de Cirio H. Santiago avec Jeannie Bell et Jayne Kennedy (deux stars de la blax') en femmes-pirates. En exclu, le visuel du DVD ci-dessous.


vendredi 29 avril 2011

Salve de Séries B en DVD (8)

Hunt to kill de Keoni Waxman. Le réalisateur hawaïen est un dur, il a déjà œuvré par le passé pour Seagal et Lundgren. Ici il se met au service de Steve Austin qui, de tous les catcheurs-acteurs (John Cena, Bill Goldberg...), n'est sans doute pas le plus mauvais. Ce DTV forestier bien charpenté, d'une faible teneur en scénario (mais on s'en fout) et en sentiments humains (on s'en carre aussi) a la particularité de réunir, aux côtés d' Austin, les deux autres vilains de The Expendables : Eric Roberts et Gary Daniels. Probablement une coïncidence...

Sharktopus
de Declan O'Brien. Débauché par l'immortel Corman pour qui il avait déjà torché un truc avec des cyclopes, Declan O'Brien avait plutôt fait du bon boulot sur Wrong Turn 3. Ici il salope le travail, mais on ne peut pas trop lui en vouloir car le véritable coupable est le type derrière son écran d'ordinateur, qui après chaque plan raté, lui disait dans l'oreillette "T'inquiète, Declan, quand on aura rajouté mon super requin-pieuvre en images de synthèse, ça passera..." Technologie, quel mal n'as-tu pas fait...

Primal
de Roel Reiné. Ils naviguent tranquillement sur l'océan, mais une tempête fait échouer leur bateau sur une île inhospitalière. Là, ils rencontrent une tribu non-référencée, constituée de primates hybrides mi-Predator mi-Bob Marley, qui pourrait bien s'avérer être le légendaire "chaînon manquant". Ils rencontrent aussi Lance Henriksen, guère plus accueillant que les autochtones. Rien de nouveau du côté du
survival tropical. Aussi connu sous le titre The Lost Tribe.


Et aussi...


Triangle de Christopher Smith. Entre Severance et le très bon Black Death, Christopher Smith a réalisé ce Triangle, variation intéressante quoiqu'un peu rébarbative sur le thème du triangle des Bermudes, que Melissa George porte sur ses frêles épaules. Passé par Gérardmer sans jamais trouver le chemin des salles. On s'en étonne à peine...

Heartless de Philip Ridley. Pour effacer la vilaine tache qui lui assombrit une partie du visage, un jeune homme pactise avec un personnage diabolique. Par le trop rare mais quelque peu surestimé Philip Ridley, un film atypique et envoûtant, mêlant discours sociologique, fantastique pur et romance surannée. Intéressant, mais inabouti.

The Children de Tom Shankland. En voilà un qui déçoit beaucoup. En provenance d'Angleterre, un énième film d'enfants maléfiques (si ce n'est que cette fois les marmots sont victimes d'une maladie et non pas possédés par le Diable), moins bon que Orphan mais tout de même bien meilleur que Case 39.