samedi 7 novembre 2009

Les oubliés de Cannes 2003 : Le monde vivant


En 2003, j'avais assisté à plusieurs projections au festival de Cannes. On ne sait que trop bien qu'un festival est par essence le lieu de l'éphémère où, une fois projetés, les films sont aussitôt oubliés. J'ai retrouvé un petit nombre de critiques relatives à des œuvres qui, depuis, sont tombés dans l'anonymat. Je posterai de temps à autre celles qui me paraissent pertinentes.



Dans un lieu et une époque indéterminés, Le Chevalier au Lion part libérer une princesse retenue par un ogre dans une chapelle... En lisant la brève biographie d'Eugène Green, on comprend que l'on a affaire avec un homme qui aime bien se prendre la tête. Le bonhomme est en effet l'auteur d'un essai intitulé Présences, rédigé après la réalisation de ce film, qui analyse «le rapport entre la réalité matérielle et spirituelle dans la représentation cinématographique». Voilà qui est clair ! La personnalité du réalisateur, dont le premier film (Toutes les nuits) avait été encensé par Godard lui-même, nous invite donc à percevoir la présente œuvre différemment que comme un délire sous acide entre potes.

Pour illustrer cette fable plus ou moins inspirée de légendes médiévales, Green a semble-t-il choisi de revenir aux origines de la représentation animée, de préférer le symbolique au démonstratif, le signifiant au référent. Point de preux chevalier en armure sur son fier destrier, mais un beau jeune homme en jean et t-shirt qui n'a de chevaleresque que le nom et la courtoisie. Point de glaive en acier mais une simple épée en bois dissimulée dans un étui en plastique. Point de lion non plus, mais un sympathique canidé blanc qui n'a guère l'air dangereux. Quant à l'ogre, son bras velu armé d'un gourdin suffit à l'identifier. Les décors (naturels, pour la plupart) sont réduits au minimum syndical : la chapelle, le château dont on n'entrevoit qu'un bout de cour, une chambre pauvrement décorée, quelques sentiers en forêt. A cette caractérisation faussement négligée s'oppose la richesse faussement intellectuelle des dialogues. Un phrasé pointilleux, aux tournures excessivement parfaites et courtoises (jusque dans les liaisons, effectuées à la moindre occasion) bien que fréquemment ponctuées de mots tels que «super» ou «sale type» (et d'improbables références aux « lois Jules Ferry ), distinctement récité par de jeunes acteurs jouant souvent face caméra. Quelle signification à toute cette mise en scène ?

Green se moque de ce pseudo-réalisme auquel tant d'autres cinéastes, soucieux d'appliquer à leurs travaux un fondement «documentaire», aspirent vainement. Son but en effet n'est pas de retrouver la forme initiale de ce qu'il prétend représenter (l'époque médiévale «arthurienne») mais de ramener le spectateur à l'essence première de l'art cinématographique, art de l'abstraction et de l'imaginaire (pourquoi devrait-on forcément représenter un lion par un lion ?). C'est là toute la force du film, mais aussi sa limite. Car Le Monde Vivant ne suscite rien de plus que l'amusement. Un rire franc d'incompréhension devant l'étrangeté – et le ridicule assumé – de ce qui défile sous nos yeux ahuris. L'auteur entend revenir aux origines de la théâtralité et des sentiments qu'elle génère. Que fait-on alors de la compassion et de la peur ? Une fois ces considérations établies, l'objet n'apparaît que comme une gigantesque farce, grotesque et inclassable, qui survit du décalage et de l'entremêlement de situations fictives et de réalités historiques a priori incompatibles. Rohmer avait inventé le «drame courtois», Green en dessine ne sorte de parodie absurde. Le Monde Vivant est une œuvre plus subversion qu'il n'y paraît.




Le

mercredi 4 novembre 2009

Dana Andrews, cette "femme fatale"

Amusante et grossière bêtise relevée en relisant un vieux numéro de Mad Movies, que beaucoup sans doute ont déjà commise et qui témoigne, si besoin est, de l’acculture crasse d'une partie du corps rédactionnel de cette revue jadis fort érudite. A propos des sorties en DVD, par l’éditeur Carlotta, de plusieurs films noirs américains des années quarante et cinquante, voici ce que l'on peut lire : «Ces nouveaux héros (…), Richard Widmark, James Stewart, Richard Conte et Victor Mature vont les personnifier à plusieurs reprises, Gene Tierney, Linda Darnell et Dana Andrews venant les épauler dans des rôles de femmes souvent vénéneuses.» L’ œil du non-initié ne saurait être perturbé à la lecture de cet extrait, et pourtant cherchez l’erreur ! L’auteur de cet article semblait en effet ignorer - j'ose espérer qu'il a depuis comblé cette lacune - que Dana Andrews, en dépit d’un prénom féminisant, est un monsieur, au même titre que Dana Carvey (l’acolyte de Mike Myers dans Wayne’s World) ou Dana Ashbrook (de la série Twin Peaks). Ignorance impardonnable quand on sait que Dana Andrews figure parmi les grands d’Hollywood et qu’il a été le héros d’un classique du cinéma fantastique : Rendez-vous avec la peur de Jacques Tourneur…

mardi 3 novembre 2009

Terre Inconnue : Gros plan sur... Iulian Mihu

Un jeune Chris Avram, avant son départ pour l'Italie, dans Histoire Sentimentale de Iulian Mihu

Iulian Mihu est considéré comme l'un des plus grands cinéastes classiques roumains. Sa carrière est intéressante à plus d'un titre : à l'instar de Manole Marcus avec qui il collabora quelques temps, Mihu a traversé la dictature communiste, qu'il a vu naître puis mourir, en se souciant tout autant de la qualité artistique de ses films que de la censure qu'il contournait avec plus ou moins d'habileté. En 1958, année de ses débuts, il co-réalise deux films avec Marcus, "La mere" (Les voleurs de pommes) d'après Tchekhov et "Viata nu iarta" (La vie ne pardonne pas), un film de guerre, avant d'acquérir sa liberté en 1961 en dirigeant seul "Poveste sentimentala" (Histoire sentimentale), un drame poignant qui met en scène la starlette Irina Petrescu aux cotés du charmant Cristea Avram, qui gagnera l'Italie à partir de 1966 pour y poursuivre une copieuse carrière dans le cinéma d'exploitation sous le nom de Chris Avram, et de Victor Rebengiuc, acteur toujours en activité aujourd'hui. L'action débute dans le décor coquet de la grande bourgeoisie bucarestoise où un jeune aspirant médecin se voit refuser un poste par son futur beau-père qui lui préfère un autre gendre. Il part alors pour la côte et s'installe dans un village de pêcheurs qui, voyant d'un mauvais œil l'arrivée de ce citadin instruit et arrogant, lui réservent un accueil hostile. Le film est l'histoire de cette adaptation douloureuse, filmée dans un noir et blanc séduisant. C'est un drame, au sens puissant du terme, dont la pesanteur parfois trop appuyée n'est pas sans rappeler le Cacoyannis de Zorba le Grec. "Felix si Otilia" (Félix et Otilia), réalisé onze ans plus tard, est considéré par beaucoup comme le chef-d'œuvre de Mihu, mais je m'attarderai plutôt sur "Lumina palida a durerii" (La lumière pâle de la douleur), épopée naturaliste d'une beauté renversante qui s'intéresse au sort d'un village oublié à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Conscient que le désintéressement de ses protagonistes pour la chose politique pourrait déplaire au régime, le cinéaste introduit à la fin du métrage un personnage dont la simple présence permettra au film de passer la censure : un soldat allemand, qui ne fait rien de spécial sinon que les paysans lui résistent pacifiquement et redécouvrent, au contact de cet étranger à l'allure hautaine et grotesque, le sentiment patriotique. L'épisode, caricatural au point d'en être comique, reste cependant anecdotique. Avec "Comoara" (Le trésor), aventure médiévale volontairement risible qui décrit les luttes de clans pour la possession du trésor de l'ancien roi Dace Décébale, Mihu entendait là se moquer d'un certain cinéma historique à tendance nationaliste, hérité du péplum italien, dont se rendirent coupables par le passé Nicolaescu, Mircea Dragan ou Dinu Cocea. Mais il n'y réussit pas, la censure s'empara aussitôt du film et en interdit la diffusion.

mardi 29 septembre 2009

The Alphabet Killer chez Catchplay (Taïwan)

Faisons un zoom sur Catchplay, un distributeur de films en salles et en DVD qui compte à son actif pas mal de sorties intéressantes à Taïwan. Catchplay s'apprête par exemple à distribuer en salles Pandorum de Christian Alvart (qui sortira le 02 octobre ici) ainsi que Halloween II de Rob Zombie (le 21 octobre). Mais c'est du côté du DVD que l'on trouve les bricoles les plus intrigantes. Catchplay s'est en effet fendu d'éditions prestigieuses de films qui n'en demandaient pas tant, tels que Crank 2: High Voltage, Kill Switch avec Steven Seagal (visuel ci-dessous) et même d'un coffret pour In the Name of the King : A Dungeon Siege Tale d'Uwe Boll. J'ai pour ma part jeté mon dévolu sur le fort appétissant The Alphabet Killer de Rob Schmidt.



De Rob Schmidt, réalisateur de Wrong Turn, on attendait un thriller haut de gamme. The Alphabet Killer ne comble pas toutes les espérances mais s'avère plutôt recommandable. Un tueur de petites filles sévit dans la bourgade de Rochester, tandis que l'enquête est confiée à une jeune inspectrice que l'abnégation et l'ardeur déployées à démasquer le coupable conduisent à la dépression... L'idée d'un tueur choisissant ses victimes en fonction de leurs initiales était prometteuse, on regrette qu'elle soit abandonnée au profit de l'argument psychologique, fondé sur les démons intérieurs et les hallucinations de l'enquêtrice. Eliza Dushku porte le film sur ses frêles épaules. On est heureux de revoir Michael Ironside dans un rôle conséquent.

Robert Ginty s'en est allé


Une information passée relativement inaperçue, relayée par le blog de l'excellentissime site
Nanarland.com. Robert Ginty, véritable icône du film d'exploitation écervelé, est décédé dernièrement à l'age de 60 ans. Connu du grand public pour un rôle récurrent dans la série Les têtes brûlées dans les années 70, Ginty le blond moustachu s'était illustré dans Exterminator (Le droit de tuer) de James Glickenhaus, l'un des films d'auto-défense les plus radicaux, puis dans un large panel de nanars de genre. Au cours de sa carrière, il avait croisé Jean-Marie Pallardy (l'inénarrable White Fire), Charles Band (L'alchimiste, pas vu), s'était aventuré en Italie (Le chevalier du monde perdu, un post-apocalyptique déplorable), avait tâté du film de jungle fauché (l'ennuyeux Le baroudeur) et du film anti-communiste primaire (l'amusant La mission). Sur une jaquette de VHS, le nom de Robert Ginty était automatiquement associé à "daube rigolote", mais certains esprits dérangés, dont le mien, s'en réjouissaient (et s'en réjouissent toujours). Nous vivons décidément des heures noires...

Pour quelques séries B (et un Asylum) de plus...

War of the Worlds version The Asylum...
Ils ont quand même pensé à dessiner l'ombre en dessous
...

«La guerre des mondes» de H.G. Wells vue par The Asylum. Ça n'est pas honteux, loin de là. Bien sûr les effets spéciaux numériques sont souvent risibles, mais insérés dans un décor de désolation soigneusement reconstitué, ils passent plutôt bien. Bien sûr l'image DV est parfois crasse, mais la qualité sonore est au rendez-vous. Bien sûr certains mouvements de foule souffrent d'un nombre insuffisant de figurants, mais l'interprétation concernée de C. Thomas Howell, épaulé par un Jake Busey (partiellement crédité sous le nom de William Busey !) venu prêter main forte, contrebalance ce défaut. Il s'agit là du cinquième film de The Asylum que je visionne, et si je dois tirer un premier bilan de cette digestion, je dirais que je suis agréablement surpris. Handicapée par des budgets anémiques qui collent mal à l'ambition de ses projets, la firme parvient pourtant à livrer des séries B ou Z plus ou moins potables en s'appuyant sur des scénarii astucieux et une troupe d'acteurs fidèles et motivés. Mais de toute évidence, les films estampillés «The Asylum» ne s'adressent pas à un public habituel. Il faut certainement beaucoup d'indulgence, et accessoirement avoir ingurgité au préalable pas mal d'autres trucs nauséabonds, pour y trouver un intérêt.

C.Thomas Howell trouve des carottes. L'apocalypse, c'est bio...

et aussi...

Behind Enemy Lines II : Axis of Evil
de James Dodson avec Nicholas Gonzalez, Peter Coyote, Bruce McGill.

S'il est une chose rare dans un film de guerre, c'est que les habituellement ennuyeuses séquences dites «de bureau», où le Président, le Secrétaire d'État à la Défense, divers conseillers patibulaires et une secrétaire-potiche discutaillent de l'avenir du monde, soient plus intéressantes que les scènes d'action sur le terrain. C'est pourtant bien ce qu'il se passe dans cette première séquelle (une autre, située en Colombie, est depuis apparue) pas vraiment indispensable de Behind Enemy Lines qui a au moins le bon goût de nous épargner la tête d'abruti de l'insupportable Owen Wilson, ici remplacé par Nicholas Gonzalez (qu'on a vu se faire bouffer dans Anacondas) entouré d'une belle brochette de seconds couteaux. Le territoire ennemi est ici la Corée du Nord où des marines sont largués afin de mettre hors d'usage une base de lancement de missiles.

Hatchet de Adam Green avec Kane Hodder, Robert Englund, Tony Todd.

Sans nul doute l'un des slashers les plus jouissifs de ces derniers mois, qui donne l'occasion à deux icônes du film d'horreur, Kane Hodder et John Carl Buechler, de revenir à ce qu'ils savent faire de mieux, jouer les massacreurs pour l'un, créer des maquillages d'enfer pour l'autre. Avec le difforme Victor Crowley, qui hante le bayou de Louisiane armé d'une hachette, le réalisateur avait pour ambition de créer un successeur crédible à Jason Voorhees. Kane Hodder, qui en connaît un rayon sur les tueurs siphonnés du bulbe, était le candidat idéal pour épouser la carcasse pourrie du croque-mitaine. Il y a de la tripaille à satiété (mâchoire écartelée, bras arrachés, tête retournée) et du nichon en quantité raisonnable (ceux de Mercedes McNab sont fort appétissants). En somme, tout ce dont nous autres avons besoin pour trouver le sommeil...


Hellraiser : Deader & Hellraiser : Hellworld de Rick Bota avec Doug Bradley.

Quiconque a autrefois été subjugué par le génie créateur de Clive Barker aura peine à trouver une quelconque parenté entre Hellraiser premier du nom et ces deux séquelles récentes portant les chiffres 7 et 8. Il n'est donc plus question de démons poursuivant sur Terre ceux qui ont échappés à leur enfer sadomasochiste et dont le corps peut être régénéré par le sang de victimes innocentes, mais plutôt de morts provoquées par le seul fait d'avoir activé la fameuse boite libérant les Cénobites. «Pinhead» est ici réduit à quelques apparitions, pendant que Rick Bota filme avec peu de conviction des acteurs médiocres livrés aux maquillages de Gary J. Tunnicliffe, qui accomplit ici un travail plus satisfaisant que sur Dracula II et III. Et puis disons-le une bonne fois pour toutes : c'en est assez de nous ressasser les mêmes cages d'escalier et les mêmes figurants débiles chaque fois qu'un film est tourné à Bucarest. Il est temps de changer de décor !

Half Past Dead 2 de Art Camacho avec Bill Goldberg et Kurupt.

Encore une production Andrew Stevens, qui a pris l'habitude de balancer des séquelles sans que l'on puisse se remémorer l'obscur succès auquel elles se réfèrent. Ici, il s'agit en l'occurrence du dernier film de Steven Seagal sorti en salles (ça fait un bail !). L'ancien catcheur Bill Goldberg prend la relève dans la salopette du gros baraqué et un rappeur en chasse un autre dans le rôle du Noir bavard. L'action se passe donc toujours dans une prison, où éclate une mutinerie permettant à un gang se prendre possession des lieux. Le baraqué et le Noir se retrouvent embarqués malgré eux dans l'histoire. De la bastonnade pas chère, torchée vite fait bien fait, c'est en somme tout ce dont nous autres avons besoin pour avoir l'esprit libre...

The Rockville Slayer de Marc Selz avec Joe Estevez, Robert Z'Dar et Linnea Quigley.

Le mouton noir de la famille Sheen (ou Estevez, c'est selon), l'ancien Maniac Cop sans son maquillage (encore plus moche qu'avec) et une ex-scream queen affamée, cela ne pouvait qu'être Z. C'est d'ailleurs dommage qu'il n'existe pas une autre lettre après Z car ce Rockville Slayer y aurait sûrement sa place. J'évoquais dans le commentaire sur War of the Worlds (voir plus haut) «des trucs nauséabonds» qui feraient passer les productions The Asylum pour du Claude Chabrol, en voilà justement un parfait exemple. Sans scénario, sans savoir-faire technique, avec des acteurs jetés en pâture et surtout sans le moindre travail de mixage (dialogues inaudibles suivis d'une musique à vous péter les tympans !), ce film est une véritable abomination. Si vous le voyez sur une étagère de vidéo-club, un conseil, passez votre chemin !

jeudi 17 septembre 2009

Necrologia

Dans la courte nécrologie établie en avril dernier au sujet des décès survenus depuis début 2009, j'ai omis quelques noms qui méritent d'être rappelés à notre mémoire. Celui notamment de Roland Lesaffre, visage récurrent du cinéma français d'après-guerre qui fit aussi de timides incursions dans le cinéma populaire italien. Je me souviens de son nom sur la jaquette de Destination Planète Hydra de Pietro Francisci et sur l'affiche de La fille des Tartares, juste en dessous de celui de Yoko Tani qui allait devenir sa femme. Décès également, à l'âge de 87 ans, de Jean Martin (photo ci-contre), qui fut un grand homme de théâtre mais surtout le téméraire, ambigu et loyal colonel Mathieu dans La bataille d'Alger de Pontecorvo. L'audacieux polar en noir et blanc 13 Tzameti nous avez fait redécouvrir, au milieu d'une ribambelle de gueules d'atmosphère, le profil émacié de Vania Vilers, qui nous a quitté le 22 avril dernier. Les nécrologies mentionnent surtout sa participation éphémère à la regrettable série Plus belle la vie ! (où, rappelons-le, s'est aussi égarée notre Catriona Mac Coll tant admirée) comme s'il s'agissait du rôle de sa vie. No comment... Enfin, je me sens honteux d'être passé à côté de la disparition d'une grande déesse du péplum : Gianna Maria Canale. Inoubiable Theodora, Impératrice de Byzance pour Vittorio Cottafavi, elle côtoiera à plusieurs reprises Steve Reeves (les travaux d'Hercule), Gérard Barray (Scaramouche), Gordon Scott et Georges Marchal (La révolte des gladiateurs). Dans Les vampires, son époux Riccardo Freda lui confiera LE rôle qui fera pleinement ressortir sa beauté ténébreuse. Elle avait 81 ans.












Gianna Maria Canale