mercredi 12 janvier 2011

Un troisieme coffret Ozploitation chez Umbrella


Info. C'est aujourd'hui, mercredi 12 janvier 2011, que l'éditeur australien Umbrella Entertainment, dont nous avions déjà parlé par le passé, sort un troisième coffret consacré à l'Ozploitation, à savoir le film de genre réalisé en Australie au cours des années 70/80. A l'exception de Patrick, qu'Umbrella avait déjà commercialisé individuellement, les autres films proposés sont, à ma connaissance, inédits en France en DVD. Ce coffret comprend donc une nouvelle aventure de Barry McKenzie (Barry McKenzie Holds his Own de Bruce Beresford, avec Donald Pleasence), un western avec un hors-la-loi irlandais pendant la ruée vers l'or dans l'Outback (Mad Dog Morgan avec Dennis Hopper), une comédie d'espionnage (Les Patterson Saves the World de George Miller), ainsi que deux documentaires coquins et une fiction friponne signés John D. Lamont, une figure méconnue et pourtant indispensable de la libération sexuelle en Australie (Australia After Dark, The ABC of Love and Sex et Felicity). Tous ces films sont proposés en version anglaise sans sous-titres. A noter que John D. Lamont a aussi tâté de l'horreur (Nightmares, aussi disponible chez Umbrella). Peut-être me fendrai-je un de ces quatre d'un article sur cet artisan proprement fascinant, que l'on peut voir s'exprimer avec force décontraction dans le documentaire Not Quite Hollywood.

vendredi 7 janvier 2011

Trouvailles bis du bout du monde


Quelques heureuses trouvailles chez un revendeur d'occasion de Darwin : deux westerns italiens pas évidents à se procurer et un fleuron du giallo. Du sang dans la montagne de Carlo Lizzani, western plutôt terne qui n'a pas encore rompu avec la tradition américaine, est sorti chez MGM dans une édition qui tend à faire passer le film pour américain (Lizzani est crédité sous son pseudo Lee W. Beaver sur la jaquette) et vaut essentiellement pour la prestation hallucinée d'un brillant Henry Silva qui venait d'amorcer sa prolifique carrière transalpine. Plus intéressant s'avère Tuez les tous et revenez seul, western de Castellari pourtant considéré comme mineur dans la carrière du grand Enzo. Cette rareté est sortie chez l'éditeur américain Wild East (visuel ci-dessous), spécialisé dans le western transalpin. On trouve un descriptif de cet éditeur sur le blog du fanzine Diabolik Zine. Ce DVD propose un doublage anglais et comme bonus une interview de Giovanni Cianfriglia, alias Ken Wood, qui revient via moult anecdotes sur sa carrière de cascadeur et comédien.

Enfin, je ne suis pas mécontent d'être tombé sur le disque Blue Underground de l'unique et agréable giallo de Giuliano Carnimeo, The Case of the Bloody Iris (Les rendez-vous de Satan), à l'heure où les VHS françaises de tous ces films s'échangent à des prix prohibitifs auprès des collectionneurs.

Et puisque nous évoquons Lizzani, cela fait une plombe que je meurs d'envie de voir son second western,
Requiescant, qui jouit d'une solide réputation de curiosité due à la présence d'un certain Pasolini dans un rôle de prédicateur. C'est à nouveau Wild East qui s'est risqué à commercialiser la chose (sous le titre Kill and Pray), mais le DVD est désormais épuisé. Il existe aussi une édition italienne, mais sans autre langue disponible que celle de Dante.

jeudi 6 janvier 2011

Amazon enfin en Italie

Pour tous les mordus d'achats de DVD rares sur le Net, il y aura désormais une alternative à Amazon.co.uk. Le géant du commerce en ligne dispose depuis décembre d'une plateforme italienne, Amazon.it. Pour information, Amazon.it possède en stock une bonne partie du catalogue du génial éditeur RaroVideo (voir notre article ici), pour des prix à l'unité très concurrentiels (entre 6,99 et 14,99€)

mercredi 5 janvier 2011

The Night Evelyn Came Out of the Video-Club

Info. Repérées dans un vidéo-club de Darwin, Territoire du Nord, Australie (la vraie, la sauvage), quelques éditions DVD anglophones d'un giallo à la réputation douteuse d'Emilio Miraglia, The Night Evelyn Came Out of the Grave. Le film était sorti en France sous le titre L'appel de la Chair, avant d'être distribué en VHS chez VIP (sous le titre Holocauste pour une vierge) puis chez VideoBox (sous le titre La Crypte du Fou). Je vais m'empresser d'en acquérir un exemplaire...

dimanche 12 décembre 2010

Hal Yamanouchi était (presque) dans l'avion

Il est de ces petites surprises qui remplissent une journée. Dans l'avion qui m'emmenait à Singapour, où j'ai d'ailleurs contracté une saloperie qui me cloue depuis plusieurs heures dans un motel miteux de Darwin, Australie, j'ai vu un film des plus improbables et étonnants. Une curiosité intitulée Gorbaciof (trailer ici), retranscription italophone du nom de l'ancien président soviétique Gorbatchev. Ce titre intriguant trouve son origine chez le personnage principal, surnommé ainsi en raison d'une tache sur le front semblable à celle du père de la perestroïka. Le gigantesque Toni Servillo interprète cet employé de prison taciturne qui tue le temps en jouant dans un minable tripot chinois de Naples et tombe amoureux de la jolie fille du tenancier. Mais l'essentiel est ailleurs : Hal Yamanouchi y apparaît dans le rôle du patron. Hal Yamanouchi : un nom qui n'évoquera rien à ceux qui n'ont pas passé des heures la rétine collée aux zèderies de Joe d'Amato. Car avec George Wang, notre ami Hal – qui, comme son nom l'indique, est d'origine japonaise - aura été pendant une bonne décennie « l'autre » asiatique du bis rital. On l'a vu dans trois fleurons du post-apocalyptique italien, Le gladiateur du futur de D'Amato, 2019 Après la chute de New-York de Martino et 2072 Les mercenaires du futur de Fulci. Dans Gorbaciof, même s'il ne pipe mot, il est beau, racé, sublime. Hal, you made my day...


Toni Servillo et Hal Yamanouchi dans Gorbaciof

lundi 1 novembre 2010

Horreur au Golden Horse Film Festival de Taipei


Après le Taipei Film Festival, dont j'ai rédigé un petit compte-rendu (en anglais) sur ce blog, voici venir le Golden Horse Film Festival, le plus prestigieux festival de cinéma de Taïwan qui se tiendra du 03 au 20 novembre dans la capitale, Taipei. Au milieu d'hommages à Satoshi Kon, Weerasethakul et Eric Rohmer, de projections très variées naviguant entre classiques restaurés et nouveautés (rendez-vous sur le site pour mieux explorer la programmation éclectique), nous aurons droit à quelques friandises horrifiques/fantastiques qui ont déjà fait leur preuve dans d'autres festivals. Ce sera l'occasion de voir Rubber de Quentin Dupieux et le "Catégorie 3" de Hongkong Dream Home, remarqués à Cannes, et le Québécois 7 Days, déjà disponible de par chez nous en DVD sous le titre Les 7 jours du talion. Voilà qui devrait m'occuper pendant quelques jours...

mercredi 1 septembre 2010

HorrorFever à Taipei

Le distributeur et éditeur Catchplay, dont nous avions déjà parlé ici même, organise à Taipei, depuis le 20 août jusqu'au 6 septembre, un festival du film d'horreur intitulé HorrorFever. La programmation n'est pas énorme et ne propose aucune véritable exclusivité mais a le mérite d'offrir au public local l'occasion de voir quelques bandes effrayantes venus de contrées autres. Notre Martyrs national est le clou du spectacle. Sont également au menu :

- Survival of the Dead, le dernier film de morts-vivants du père Romero
- Grace de Paul Solet (projeté en France pendant l'été sous la bannière CinéMadness)
- The New Daughter de l'Espagnol Luis Berdejo avec Kevin Costner, dont on entend parler depuis un bon moment
- The Killing Room de Jonathan Liebesman (Darkness Falls) avec Chloë Sevigny et Peter Stormare
- Exam de l'Anglais Stuart Hazeldine, avec des gens pas connus
- Peacock avec Ellen Page, Susan Sarandon et Bill Pullman (un film d'horreur, ça ?)
- Frozen du fou furieux Adam Green (Hatchet, et bientôt Hatchet 2), également producteur de Grace
- Best Seller et Possessed, deux films coréens.